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SA
FORMATION ET SA CARRIÈRE
André Marchal, né le 6 février 1894 à Paris, entra à l'Institut National des Jeunes Aveugles en 1903. A 15 ans, son père l'emmena écouter Widor à Saint-Sulpice. En 1911, il est admis au Conservatoire de Paris dans la classe d'orgue d'Eugène Gigout, organiste de Saint-Augustin, qu'il va suppléer fréquemment. Il obtient le premier prix d'orgue et d'improvisation en 1913. Il commence à enseigner à l'Institut National des Jeunes Aveugles, à remplacer son maître au Conservatoire et à donner ses premiers récitals de piano. En 1915, à la mort brutale de son ami le compositeur et organiste Augustin Barié, il devient, à 21 ans, organiste titulaire de Saint-Germain des Prés. Deux ans plus tard il obtient son prix d'excellence de fugue et de contrepoint dans la classe de Georges Caussade au Conservatoire de Paris. Il est condisciple d'Arthur Honegger, entre autres. Il épouse en 1919 Suzanne Greuet, professeur de piano et d'harmonie à l'Institut des Jeunes Aveugles. De cette union naîtra Jacqueline Marchal qui deviendra l'épouse d'un élève de son père : le compositeur Giuseppe Englert. L'année de son mariage, André Marchal est nommé professeur d'orgue, d'improvisation et d'harmonie à l'Institut des Jeunes Aveugles, poste qu'il occupera jusqu'en 1959. En 1921, il fait deux rencontres qui allaient exercer sur lui une influence considérable : celles du facteur d'orgues Victor Gonzalez et de son premier élève, le futur musicologue Norbert Dufourcq. En 1922 se noue une autre amitié musicale importante pour André Marchal : celle de l'illustre organiste et compositeur Louis Vierne, rencontré à Notre Dame de Paris. Ce dernier lui demanda de jouer, en première audition, sa Quatrième Symphonie le 24 janvier 1923 au Conservatoire de Paris. De janvier à mars 1925, Marchal se produit au cours d'une première série de concerts publics à Paris, salle Gaveau. Deux ans plus tard commence sa carrière de concertiste international. Le nombre de ses concerts ne cesse de croître : 16 en 1930, 17 en 1935, 37 en 1938, 41 en 1947, 47 en 1949. Il est nommé, en 1933, membre de la Commission des Monuments Historiques pour la restauration des orgues, au ministère des Beaux-Arts En 1935, il acquiert la villa Guereza à Hendaye-Plage, où il fait installer, par Victor Gonzalez, l'orgue « Jean Sébastien » et où affluent de nombreux jeunes organistes et amis. Pendant les années d'occupation, il se produit dans de nombreuses villes de France, notamment pour les Jeunesses Musicales de France, et donne au Palais de Chaillot (1942-1943) une série de concerts, commentés par Norbert Dufourcq, ayant pour thème les grandes formes de la musique d'orgue. En 1945-1946, y feront suite sur ce même instrument dix récitals Bach mémorables. Il est nommé en 1945 titulaire du grand orgue de Saint-Eustache, succédant ainsi à Joseph Bonnet. En 1950, il consacre à J.S. Bach dix nouveaux récitals au Palais de Chaillot, pour le deux centième anniversaire de la mort du compositeur, tous commentés par Norbert Dufourcq. De 1954 à 1960 il participe aux festivals d'été de Saint Maximin la Sainte Baume (Var) qui attireront chaque année l'attention sur le magnifique orgue historique. En 1955 il donne au Festival de Strasbourg un récital en l'honneur du Docteur Schweitzer pour ses 80 ans. Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1960. A la demande de Nadia Boulanger, il est nommé professeur d'orgue au Conservatoire Américain de Fontainebleau. En 1963, André Marchal démissionne de Saint-Eustache. En 1965, il est nommé officier des Arts et des lettres En 1966, décès de Madame André Marchal. Il est élu en 1974 Président d'honneur de l'Association des Amis de l'orgue. Il inaugure en 1975 l'orgue restauré des Couperin (Saint Gervais) Il consacre à César Franck son récital du 6 juillet 1979 à Saint Sernin de Toulouse et à François Couperin son dernier récital donné le 26 au Conservatoire Américain de Fontainebleau. Il s'éteint le 27 août 1980 à Saint-Jean-de-Luz. Il est inhumé à Hendaye. |